Si tu as raté le début, au printemps 2017, je me suis lancé dans un road-trip moto de 4600 km en 10 jours, dont 24h chrono dans plusieurs capitales européennes. Amsterdam, Prague… suite et dernier épisode ici-même, avec une journée à Vienne, la belle capitale Autrichienne.

Quand je pense à Vienne, deux choses. La première, c’est un air entêtant, que les moins de 30 ans connaîtront difficilement : Maintenant que deviennent que deviennent, les valses de Vienne dis-moi qu’est-ce que t’as fait Pendant ces années ? Si les mots sont les mêmes Dis-moi si tu m’aimes…

Et la deuxième, c’est l’invention de la psychanalyse, tonton Freud, les airs pénétrés, un divan, le cigare, papa dans et maman, tout ça tout ça.

Entre deux, il y a de la marge, comme je vais le découvrir en arrivant en milieu d’après-midi, après avoir quitté Prague le matin. Ce qui me fait penser que j’ai un truc pas mal à te montrer :

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La meilleure moto du monde devant le restaurant-avion à Excalibur city, improbable centre commercial à la frontière tchéco-autrichienne.

Voilà. Outre la plus belle moto du monde, tu peux voir ici ce magnifique restaurant avion, qui te donne un petit aperçu de l’improbable Excalibur City, le nom pris par un ensemble de centres commerciaux et parc d’attractions sur l’E59 (ou route 38) à Chvalovice-Hate, à la frontière tchéco-autrichienne.

Plus kitschissimme, tu meurs. Il y a un simili château, le parc d’attractions Merlin’s Kinderwelt, avec des dragons. Des devantures criardes, un petit train qui fait le tour du parking.

Et, sur le globe terrestre, cette devise en caractères gothiques, spécial « j’ai 15 ans, plein de posters sur les murs, une grosse boîte de Kleenex et toute la vie devant moi »: The world is yours. Rien que pour ça, l’arrêt y est indispensable.

Je réponds de rien si tu t’y pointes avec tes gosses.

Et donc, en avant pour une journée à Vienne

J’ai dégoté un AirBnB pas cher dans une coloc étudiante rue Staubergrasse (je sais, c’est un pléonasme, grasse veut dire « rue »), quartier Margareten. Sache que c’est peut-être pas le quartier le plus indiqué pour faire le touriste. Mais c’est pas cher.

Je m’inquiète un peu de laisser dormir la moto en face de ce qui semble être un bahut du style BTS ou lycée technique. Sauf que 1) il s’agit d’un VHS polycollege, VHS pour Volkshochschule, haute école populaire, ou encore université du temps libre. Et 2), non mais c’est quoi ces préjugés implicites à deux balles sur les BTS et les lycées techniques ?

Bref, je dis bonjour, je m’assure auprès de mes colocs que j’aurai des draps propres, je lance une machine, et je vais me balader. Mes collocs… j’aime beaucoup dire ça. J’aurais adoré avoir une colocation étudiante. Je suis trop vieux pour ces conneries depuis longtemps.

Bref. Il fait chaud, il fait bon. Direction :

Hundertwasserhaus, un p’tit air de Barcelone

La maison Hundertwasser, du nom de cet artiste et architecte (1928-2000) un peu foufou, visiblement fan d’Antonio Gaudi.

Hundertwasserhaus vienne vienna maison gaudi
Je me verrais bien crécher là-dedans, sans problème.

Il y a des vrais gens qui habitent dedans, pas des Playmobils, ce qui fait que la visite s’arrête là. Mais pourquoi pas ? C’est trois fois rien, dans une journée à Vienne. En deux deux j’ai garé la moto au carrefour, j’ai vu, j’ai vaincu et je suis reparti.

Avec un petit peu de Beau supplémentaire à l’intérieur de moi.

Hundertwasserhaus, 34-38 de la Kegelgasse. Gratuit.

Stephansplatz, la déception

La place centrale viennoise est aussi LA place à touristes de Vienne. Depuis Prague, mes congénères m’avaient pas manqué, tiens. Bon, on va faire abstraction cette fois-ci, car il y a plus grave.

Stephansdom, la cathédrale Saint-Étienne de Vienne, est tout en travaux et pas spécialement jolie.

Stephansdom Cathédrale Saint Etienne Vienne Vienna wien stefandom stefansdom
Les abords de Stephansdom permettent pas autre chose que des contre-plongées forcées qui la mettent pas vraiment en valeur.

A l’intérieur, ben… c’est une cathédrale, quoi. Perso, en dehors de la Sagrada Familia de Barcelone (<3) ça m’en touche une sans bousculer l’autre. Il y a peu ou prou toujours la même déco avec des tableaux de Jésus bébé, des lustres pompeux, des cierges payants et des chaises marron qui devraient être interdites depuis les années 90 tellement elles sont moches.

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Oui, bon, quand tu es de bonne humeur, j’admets, ça peut avoir son charme.

Stephansplatz en elle-même me laisse assez indifférent. En levant les yeux, il y a bien les magnifiques façades viennoises, qui ressemblent à celles de Prague, qui ressemblent à celles de Paris, qui représentent un bon bout de quintessence d’Europe à elles seules.

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A choisir entre l’intérieur d’une cathédrale et des jolies façades européennes, je prends les façades. Bref, je pose les vraies questions, quoi.
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Bis.

Mais dès que tu reviens à hauteur d’homme, c’est la même zumba que partout ailleurs. Avec les magasins Nespresso « parce que j’aime le café tout autant que ce que j’aime polluer » ou H&M, « parce je vaux bien ce pull chauve-souris à 10 balles qui tiendra pas 3 lavages, made in maman bangladaise exploitée ». Il y a des capitales où ce genre de choses me choque pas, car ça fait partie de l’urbanitude. Je veux dire, des charmes de la Cité moderne – New York, forcément, et même à Tokyo ou Kyoto. Mais ailleurs, comme chez nous, en Europe, je trouve ça profondément vulgaire et déprimant.

En écrivant ces lignes, et en réfléchissant à tout ça, j’en viens à comprendre comment un américain moyen peut fantasmer le vieux continent. Ses châteaux, ses vieilles pierres, ses jolies façades d’immeubles….

Et quand il prend l’avion de Los Angeles ou New York vers Rome ou Paris, je me demande s’il est bien conscient qu’en bas des vieilles pierres, il va trouver les mêmes McDo que chez lui.

A la fin de cette journée à Vienne, j’ai mangé de l’escalope à la Viennoise (schnitzel) à Hopferl, à deux pas de Stephansplatz, attiré par le mélange de locaux en costards, de touristes, et la perspective de déguster une bière locale. J’en garderai pas un souvenir impérissable. Bien que copieux, j’ai eu l’impression d’aller chez Flunch, mais en plus cher.

entrée plaque Sigmund Freud musée visite une journée à vienne
Un brin intimidant…

Avant, tu allais en psychanalyse, mais ça c’était avant. Avant les blogs et Twitter.

Le lendemain matin, j’arrive un peu tôt et pas encore bien démoulé au musée Sigmund Freud. Je me retrouve donc, je sais pas trop comment ni pourquoi, avec un joli plateau de fromages Asiago, Taleggio, Pecorino, Gorgonzola, pour accompagner mon mes deux deux cafés obligés du matin. C’est donc l’haleine un peu chargée que je me pointe au musée Sigmund Freud.

J’ai jamais lu Freud. Je l’ai toujours trouvé trop austère, et la perspective de tout ramener au cul me semble un tantinet limité.

Mais.

Appartement Sigmund freud musée Vienne
Mais qu’en pense Valérie Damidot ?

Du rapport entre Vienne et Assassin’s creed

Je suis tombé sur Carl G. Jung au début de la vingtaine, j’en ai lu deux ou trois ou quatre. Notamment Psychologie de l’inconscient (Le livre de Poche), de mémoire le plus abordable. Et ça, ça a été la révélation. Le concept d’inconscient collectif, le mysticisme, la mythologie qui parcourent sa vision de la psychanalyse, les forces psychologiques personnifiées comme des super-héros (animus, anima…) l’amènent pour moi aux frontières de la science fiction.

Le peu que j’ai lu de Jung a profondément marqué mon rapport à l’art, la création, depuis la vingtaine jusqu’à aujourd’hui – c’est par exemple la loupe avec laquelle j’ai joué à Assassin’s Creed et j’ai lu Lisey’s Story de Stephen King.

(Et là, en associant Stephen King et Assassin’s Creed à de l’art, je suis sûr que j’ai perdu au moins un quart d’entre vous).

J’entre donc au musée Freud excité par la perspective de pénétrer dans l’univers du mentor de Carl Jung.

La visite des appartements et du cabinet se fait en une heure. Sympa, sans plus. Au rayon du « sympa » : quelques effets personnels (flasque et canne utilisées par le docteur pour aller balader, quelques cigares, des photos, des archives filmées, pas mal d’informations…). Au rayon du « sans plus » : l’absence du divan (expédié à Londres, où Freud s’est exilé face à la montée du nazisme), le manque de vulgarisation de son œuvre, et le prix de l’entrée.

A réserver aux fans hardcore. Si tu as qu’une journée à Vienne, tu peux zapper sans problème.

Musée Sigmund Freud, 12 euros par adulte avec audioguide inclus.

Salle d'apparat bibliothèque nationale Vienne autriche Prunksaal
Manque plus que les tableaux qui bougent et des fantômes presque décapités.

La bibliothèque nationale, mon coup de cœur de cette journée à Vienne

Hasard, coïncidence, ou quelque chose vu sur le ouèb ? Je sais plus trop ce qui m’amène à la bibliothèque nationale, mais je suis pas déçu du voyage. Enfin, par bibliothèque nationale – qui contient 7,2 millions de livres ! – j’entends la Salle d’apparat, la Prunksaal, où figurent seulement 200 000 tomes, dont le plus ancien remonte à 1501.

Construite entre 1723 et 1726, d’une longueur de 77 mètres, elle est tout simplement splendide. Une quintessence de bibliothèque, à la Harry Potter. Le truc à la fois hyper marqué baroque, et atemporel, tant ce type de décor est devenu synonyme de savoir au sens large.

Salle d'apparat bibliothèque nationale Vienne autriche Prunksaal Österreichische Nationalbibliothek
Love.

Évidemment, impossible de toucher le moindre ouvrage, mais de nombreuses vitrines mettent quelques pépites en valeur. Des premières éditions des Mémoires de Casanova, du Goethe, des ouvrages religieux fort joliment enluminés, ou des manuels destinés à l’éducation des gosses aux illustrations fort magnifiques.

Lors de mon passage, l’exposition (temporaire ?) faisait un très bon job pour dépeindre le développement de l’Autriche au XVIIIe siècle sous l’influence de l’impératrice Marie-Thérèse (1717-1780). Laquelle exerçait concrètement le pouvoir pour son mari François 1er, dont elle était par ailleurs très love. Elle lui donnera 16 enfants, dont Marie-Antoinette, (la meuf de notre Louis XVI). Le tout en menant des guerres pour consolider son pouvoir, et en modernisant son peuple (développement de l’éducation, abolition de la torture, toussa).

Les ouffrances du jeune werther goethe bibliothèque nationale autriche vienne
Si tu as pas lu Les souffrances du jeune Werther : disons que ça ferait aujourd’hui une bonne série pour ados sur Netflix, entre « The end of the fucking world » et « 11 reasons why ».

Il faut absolument caser la Prunksaal dans ta journée à Vienne. D’autant qu’au printemps / été, quand ça cogne dur à l’extérieur, tu y trouveras une fraîcheur bienvenue. Avec le Danaukanal, c’est mon meilleur souvenir de cette journée à Vienne.

Bibliothèque Nationale de Vienne (Österreich nationalbibliothek), salle d’apparat (Prunksaal), entrée par Josefsplatz. 8 euros par adulte, gratuit pour les moins de 19 ans, 13 euros pour 2 adultes et 2 enfants. Plus de renseignements en passant par ici.

Schönbrunn, parce que che le faut bien*

*c’est censé être l’accent allemand, mais je suis nul en accents. Et je suis nul en humour. J’ai failli écrire « parce que cheveu lo bien ». C’est nul.

En sortant de la bibliothèque nationale, il commence à faire deux trois gouttes, alors j’enfourche la moto et je mets cap à 20 minutes à l’ouest, vers Schönbrunn.

Je slalome entre les gouttes et me perds un peu, mais finis par trouver une place littéralement en face de l’entrée du château, le truc avec les obélisques là, juste derrière.

Elle est pas belle, la vie ?

Schönbrunn Street Triple Vienne Moto
La plus belle moto du monde. Devant le plus beau château du monde ?

Schönbrunn, le Versailles viennois, est un petit peu mondu comme tu peux le voir sous la photo ci-dessous. Érigé fin XVIIe sous Léopold 1er en seulement 3-4 ans, il est resté sous la forme d’un pavillon de chasse inachevé jusqu’à la fin des années 1720 où il fut repris par Marie-Thérèse. Au cours des décennies suivantes, celle-ci ne cessa de relancer les travaux pour en faire un vrai pavillon d’été tandis que l’hiver, il fallait chauffer pas moins de 1400 pièces. Je te dis ça vite fait, mais l’histoire détaillée est disponible ici.

Toutes les pièces sont pas ouvertes à la visite, loin de là. Photos interdites à l’intérieur. Sûrement pour laisser ton imagination carburer un max, sachant qu’il s’agit aussi du château d’Elizabeth de Wittelsbach, alias Elizabeth en Bavière, alias la meuf de l’empereur François-Joseph 1er, alias Sissi l’impératrice.

Moui ben bon sans plus

Vu le prix de l’entrée, je te conseillerai de bien peser le pour et le contre de l’opportunité d’une visite, surtout si comme moi tu as qu’une journée à Vienne. J’ai pas une grande expérience des châteaux, et je suis peut-être pas le client type. Mais je me demande si tu peux pas trouver mieux ailleurs. L’extérieur est visuellement bien plus impressionnant que l’intérieur. Certes, tu vas apprendre deux trois choses, certes, il y a quelques artefacts sympa, mais ça m’a laissé un petit goût de vide et de trop chargé à la fois (dans le style rococo favori de Marie-Thérèse, donc).

L’audio guide joue à fond la carte de l’amour entre le prince bien propret et la princesse bien moderne, mais entre les lignes tu comprends surtout que François-Joseph était pas le plus rock’n’roll des monarques, et Sissi partait en vadrouille aussi souvent qu’elle le pouvait pour fuir l’ennui de la cour.

Question « visites de vieux », j’ai largement préféré le Café Central, dont je te parle sans plus attendre.

Schönbrunn château de Sissi l'impératrice Vienne incontournable journée à Vienne
Faire du tourisme, c’est chaque fois se prendre un bon bol d’humilité. Dans la masse comme dans la vie, on n’est rien. Nada. Oualou. On fait aucune différence dans l’univers, qui pourrait très bien se passer de nous sans qu’aucun de ses atomes n’en pâtisse. Vertige métaphysique.

Château de Schönbrunn. Billets de 11,50 euros (mômes de 6 à 18 ans) à 17,50 euros pour un Grand Tour, la visite de 40 salles, une petite heure de visite. Si tu es handicapé, tu seras ravi de constater que dans sa grande magnanimité, la direction t’octroie une réduction de 70 centimes sur le plein tarif (quel foutage de gueule, sérieusement). Dans tous les cas l’audioguide en français est gratuit. Il y a des consignes à disposition. Détail des visites (y compris jardins extérieurs, que j’ai zappés, peut-être à tort) et tous les renseignements sur le site officiel de Schönbrunn. Encore une fois, pour une journée à Vienne (ou même deux) j’en ferais pas des folies, c’est réservé à un public bien particulier. Comme ta tante Martine, celle qui lit Voici.

Café central : aussi évident que bon

Mes roues et quelques petits coups d’accélérateur experts me mènent ensuite vers le Café Central, autre attraction pour vieux très courue de la capitale autrichienne.

Café central Vienne AUtriche à faire une journée à Vienne
Tu vois le grand-père aux cheveux gris dans l’entrée ? Il est sorti avec le môme, il lui a tendu un Werther’s original, et ils se sont fait des clins d’oeil complices tandis que le gamin déclarait « je me sens quelqu’un d’exceptionnel, papi« .

Ouvert en 1876, il vit passer une tripotée de gens connus, comme Freud (la base), Trotski, Lénine ou Hitler.

Patisseries Café central une journée à Vienne Shokozauber honey bee
Tu t’en fous, toi non plus tu aimes pas les pics de bouffe, mais sache que c’était bien bon.

Je t’avouerai que si d’aventure les fantômes de ces messieurs étaient encore présents, j’y ai pas vraiment fait attention, tout occupé que j’étais à baver sur la vitrine des desserts. J’en ai pris deux. Je te dirai pas lesquels, mais en quelques mots comme en cent : je me suis éclaté le bidou. Directement tombés du ciel, ces gâteaux. Et j’ai pas eu l’impression qu’on me trayait comme une vache, contrairement à d’autres expériences dans des cafés touristiques en Europe (Rome, suis mon regard. Ouais, je parle de toi. Entre autres).

Café Central Vienne
– Aha, Marie-Franz, vous n’y pensez pas, voyons. – Je suis on ne peut plus sérieuse, Marie-Thérèse. Une bonne cravate de notaire, c’est fou le bien que ça a fait à mon couple !

Café Central, Herrengasse. 5,40 euros la part de gâteau qui fait du bien par où elle passe. Espresso : 3,50 euros. Thé, chocolat chaud, 5,40 euros environ. Fais gaffe, il y a un autre Café central, à Vienne, situé Simmeringer Hauptstraße mais beaucoup moins classieux. Je le sais parce que je fais trop confiance à Google Maps et que je suis allé m’y paumer avant de réaliser mon erreur.

Le canal du Danube, piège à bobos et à hipsters

Pour cette fin de journée à Vienne, alors que le soleil commence à décliner, je me dirige vers le Donaukanal, le canal du beau Danube… vert. Oui, l’eau y est verdâtre, comme dans toutes les autres villes traversées par des fleuves, c’est comme ça, les eaux bleues en ville ça n’existe pas. Bref.

Les abords du canal m’ont été conseillés par l’une de mes colocs, qui m’a griffonné le programme de cette journée à Vienne sur un petit bout de papier, juste en dessous de Schönbrunn. Je vois tout à fait pourquoi.

canal du danube danaukanal danokanal dnaube vienne autriche art contemporain
J’essaie de comprendre la statue au premier plan et j’y arrive pas. A moins qu’on parle du caractère masturbatoire qu’il y a à ouvrir des blogs voyages et raconter sa vie sur les internets, comme si ça intéressait quelqu’un en dehors d’une mère ou d’une petite amie.

Dans un décor savamment entretenu entre tags et oeuvres d’art contemporain exposées à la vue de tous, c’est le rendez vous des jeunes qui viennent y refaire le monde avec leurs 8,6 (m’offrant l’une de mes photos préférées du voyage), des bobos qui jouent à la pétanque, et généralement de tout le monde encore assez jeunot pour avoir envie d’un burger servi par un food truck.

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Un moment suspendu dans cette journée à Vienne, au bord du canal du Danube.

Oui je sais, parisien. Dis rien. Fais pas le malin, avec ton canal Saint-Martin. Moi j’ai la mer à demi heure, et le ski à 2h30 de route, ok ?

Pétanque canal du Danube Vienne Autriche une journée à Vienne danaukanal danokanal
Je vois ça, plutôt bobo, plutôt glamour. Et puis je vois les pépés qui font pareil sur l’un des boulodromes pelés dans mon bled. Et mon esprit arrive vraiment pas à concilier ces deux images.

J’ai pas retrouvé la trace de François Feldman, mais j’ai mangé des pâtisseries sympa, et je me suis régalé à traverser la ville à moto.

Ainsi s’achève cette (superbe) journée à Vienne et mon premier grand road trip solo. Il y a bien eu une dernière étape à Ljubljana, mais j’ai du l’avorter. Je t’expliquerai pourquoi dans le prochain billet de ce blog, 4 conseils pour réussir son premier grand road trip. Impatient ? Sache que le billet est déjà écrit, illustré, et prêt à être publié. Il est ici.

En attendant tu peux (re)lire les récits d’Amsterdam, de Prague version pile et version face.

PhotoS Roadtrippeur, toutes prises au Samsung Galaxy S7. Les couleurs et contrastes ont été retouchés. Plus ça va et plus je me dis qu’il est temps que je m’offre un reflex digne de ce nom.

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