Back in business. Tu te souviens de moi ? Je suis le type qui essaie de bloguer voyage et moto pas comme les autres. Et qui aimait tellement sa moto et les USA qu’il a voulu coûte que coûte amener la première avec lui aux États-Unis.

Ben, figure toi que c’est fait.

A l’été 2019 j’ai ainsi parcouru près de 26 000 kilomètres, soit 2,5 fois l’aller retour New York / Los Angeles, plus de la moitié de la circonférence de la Terre, ou un aller retour France-Chine, facile (à la louche, j’ai eu la flemme de vérifier).

Avec MA Street Triple R de 2014,

qui avait 54 000 kilomètres au départ (à peu près) et en affiche aujourd’hui 81 000 (à peu près).

3 mois (très exactement 93 jours) sur place, et 101 jours de voyage en tout.

Plus d’une vingtaine d’États traversés. Certains en deux heures, d’autres en deux ou trois semaines.

41 nuits de camping dont des sessions de cinq nuits d’affilée sans douche, sans eau courante, sans électricité, sans ombre.

Entre 20 et 30 parcs nationaux et d’États visités.

Entre 8 et 10 kilos en moins à l’arrivée.

Une amplitude thermique comprise entre – 4 degrés au Yosemite, Californie, et 46° à la Vallée de la mort, Californie aussi, jusqu’à 4300 mètres d’altitude à Pike’s Peak, Colorado.

Quantité de journées à rouler sans parler à personne à part le pompiste : « 12 dollars on 2, please ». 12 dollars sur la pompe deux, s’il vous plaît.

Un ours noir croisé de très très près (à 3 mètres).

Une nuit au milieu d’un désert de dunes.

26 kilomètres de randonnées en 3 jours dans des décors à tomber (parc de Zion).

Un accident de moto sans gravité.

Un itinéraire insensé qui m’a amené a passer par des endroits désertiques, à revenir au même endroit 3 semaines après sans l’avoir calculé, tout en ayant posé mes roues à New York, Washington, Nashville, Albuquerque, Denver, Las Vegas, Los Angeles, San Francisco…

… et une trentaine de vlogs publiés sur les réseaux sociaux.

“Va là où tu n’es pas”. Slogan publicitaire d’une station-service aux États-Unis.

« Tu as vu plus de choses que certains américains en une vie », m’a t-on dit quelques fois.

C’est sûr, j’ai une pelote de souvenirs à me tricoter pendant pas mal d’hivers.

Je retiens par-dessus tout la générosité des américains qui m’ont ouvert leurs cœurs et leurs maisons. Ou m’ont invité pour une bière ou un petit déj. Un nombre incalculable d’échanges sympas sur la route qui te réchauffent l’âme, que le mec en face de toi vote Trump ou s’excuse presque d’avoir un tel énergumène au pouvoir.

Je retiens aussi que certains rêves valent la peine d’attendre et de galérer (5 ans de préparation, pour moi) et surtout que les rêves sont faits pour être vécus quoi qu’il en coûte.

Même si ça veut dire se faire mal sur une moto pas faite pour ça, ou laisser sa copine seule pendant 3 mois.

Je suis revenu des États-Unis avec ma moto, et Roadtrippeur.com reprend du service.

Ces prochains mois vont être passés à te raconter le genre d’aventure qu’on ne vit qu’une fois dans sa vie. Je te rassure, je compte pas publier un journal de bord des 93 jours in extenso. Plutôt des synthèses, des articles thématiques, des tutos. De telle sorte que mon expérience puisse te servir et t’inspirer. Et si je peux te décrocher quelques sourires au passage…

Merci d’être là et de t’intéresser à mes écrits : dans le courant de l’été, mon blog a doublé son nombre de pages vues l’année précédente. Merci aussi à ceux qui m’ont suivi sur les réseaux sociaux.

Et bien que je sois pas fan des citations à deux balles (la vie est trop belle et trop compliquée pour être encapsulée dans des citations) celle-ci tourne et retourne dans ma tête depuis des mois, et c’est la seule qui vaille :

« On vit, on meurt. Entre les deux c’est bien si on fait quelque chose ».

10 Comments

  1. super ! je t’ai suivis d’un œil sur FB et j’ai maintenant hâte de lire tes récits car je sais que je préfère ce format
    il sera tant de se reporter sur FB pour peut être des précisions
    au plaisir de te lire

  2. punaise, comme tu m’as régalé, quand tu as 5mn j’aimerais qu’on se voit en vrai (en viande, comme disait mon neveu quand il était petit) pour boire un coup et échanger, je suis en train de boire l’apéro pour m’entrainer, à bientôt j’espère 😀

    1. Canet, c’est toi qui me régales. Ton neveu aussi, dis lui que je vais lui piquer sa phrase. Tu peux m’envoyer un message priver où m’écrire à jeremy (at) roadtrippeur.com et si on est à distance raisonnable, on peut tenter un truc…

  3. Je te l’ai déjà écrit mais BRAVO, pour ce trio, ton esprit, tes yeux et ta plume.
    J’ai hâte de découvrir tes billets car même si je voyage, si je suis actuellement en voyage, j’apprends de tes écrits.
    Bon courage pour le retour à la vie ordinaire !

  4. Bonjour
    BRAVO. Tu en as rêvé et maintenant c’est fait. tes craintes au départ sont bien loin maintenant.
    Tu as dû engranger pas mal de souvenirs, et aussi quelques galères.
    Nous attendons tes récits maintenant cela nous donnera surement des idées si l’on doit voyager sur ce continent.
    Et bon courage pour la reprise du taf. 😉

    1. Un gros merci, je le dis toujours mais ça fait énormément plaisir. Je vais essayer d’être à la hauteur de ce voyage dans mes récits maintenant !

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