Trois ans de blog et cent articles : champagne ! Ici on fait le tour de tout ce que tu as toujours voulu savoir sur Roadtrippeur, sans oser le demander. Ou parce que tu as la flemme de demander.

J’ai longtemps résisté à l’idée de parler de robinetterie interne sur Roadtrippeur. Déjà parce que je pars du principe que c’est pas très très intéressant, ensuite l’exercice est plutôt casse-gueule. Souvent, ça donne des choses du style “j’ai pas trop le temps de poster en ce moment, avec le taf et les couches à changer, mais je vais être plus assidu, promis ;)” ou “j’ai des tas de projets TOPISSIMES à vous annoncer, mais pas de suite.”

Ou bien version larmoyante : “c’est dur de faire un blog. Vous voulez pas lâcher un peu plus de likes sur Facebook, bande d’ingrats ?”

Mais en même temps, c’est pas tout le monde qui a un blog.

Et c’est pas tous les jours qu’on fête ses cent billets.

Et c’est pas parce que tu commentes pas que tu lis pas, ou que tu t’intéresses pas.

Allô ?

T’es toujours là ?

Roadtrippeur (c)

Un nom évocateur, court, pas trop ridicule. Je sais qu’il y a un gros site U.S au nom quasi similaire au mien. On partage le même thème mais pas vraiment les mêmes ambitions commerciales, ni le même pays d’action. Donc je m’inquiète pas pour l’avenir – j’espère lancer ma boutique de mugs bientôt…

C’est que quelques mois après l’ouverture de mon épicerie, que j’ai découvert le profil d’un Roadtrippeur qui vendait ses slips au plus offrant.

“Geek, actif, sportif. Je suis encore étudiant et je cherche des sous donc uniquement là pour vendre mes sous-vêtements, j’aime les porter plusieurs jours et parfois m’essuyer avec quand je transpire après course ou muscu intensive, quand ils puent vraiment je prend ma douche avec et je les remets.”

J’ai eu de la chance de pas tomber dessus avant, sinon je me serais peut-être passé d’un nom plutôt cool, non ?

(Cherche pas, le fameux compte est désactivé depuis des mois).

100 billets de blog facebook RoadTrippeur
J’ai un compte Facebook. J’y poste des trucs. Des fois, j’ai même des échanges. J’aime mes lecteurs.

Un point vite fait sur les stats :

En 2016 ça a été plutôt calme.

17 billets en 6 mois. J’étais là pour prendre la température. J’ai commencé à recevoir des visites en 2017 (28 billets publiés). J’ai terminé l’année 2018 avec 38 billets publiés et une augmentation de + 60 % de pages vues en comparaison avec 2017.

A la fin de ce mois de mars 2019, j’atteindrais probablement 50% des visites totales de 2018. C’est encourageant, on va dire.

J’ai eu recours à plusieurs reprises à de la pub sponso sur FB, avec des résultats mitigés. Rien ne remplace un partage d’article par un influenceur, ou le trafic apporté par les moteurs de recherche. J’ai ainsi constaté avec délice que Google m’envoyait désormais 60 à 70% des visites. C’est bien. Google c’est plus durable, et ça fait moins de caprices algorithmiques que FB.

Un point moins vite fait sur la ligne éditoriale

Au début j’étais dans une telle soif d’exister sur internet que j’ai rué dans les brancards sans aucune pincette.

Les premiers billets publiés sont acerbes, limite agressifs. En réaction totale à la marchandisation des blogs, l’instagram-isation du tourisme. Depuis j’ai reçu quelques remarques de personnes avisées, et surtout je me suis laissé aller pour revenir à ce qui me correspond mieux – je suis un vrai anti-conformiste, mais un faux méchant.

Capture d’écran de mon fil Instagram, que je maintiens en dilettante.

J’ai pris pour parti de mêler voyages et moto (pour un maximum de diversité) et de pas te prendre pour un imbécile. Je vais pas poser en tutu pour te vendre les charmes de Roquefort la Bédoule (no offense) et de ses hôtels 4 étoiles. Je dis pas que je ferai jamais de partenariat un jour, mais je suis pas ce blog rose bonbon du pays des Bisounours, qu’on s’arrache sur Pinterest, Instagram et dans les Offices de Tourisme.

Ce qui n’est pas sans me faire douter.

Un max.

Il y a le sentiment d’être un imposteur. Classique, chez les porte-plumes. Celui de souvent, écrire de la m… Tout aussi classique.

De faire trop ou pas assez potache. De trop arrondir les angles, ou pas assez.

De faire toujours trop long pour ton temps de cerveau disponible (“les gens se fatiguent viiiite, sur internet…”).

J’ai été contacté à plusieurs reprises pour faire des partenariats. Je suis tenté. Tout comme je suis parfois tenté de me laisser aller à des articles racoleurs ou des tests à gogo, ou encore des concours qui marchent très bien chez les autres.

Alors, pour les partenariats, il ne faut jamais dire jamais – j’ai une ou deux marques dans le collimateur. Des marques que j’aime de cœur.

Mais si je devais marchander mes talents, je suis surtout intéressé pour décrocher des piges payées, à vrai dire.

Pour le reste, jusqu’à présent, je résiste. Et j’en reviens chaque fois à la même réflexion. Me normaliser, faire comme tous les autres pour avoir plus de succès, ce serait contraire à tout ce qui m’anime, jusqu’au plus profond de ma pompe à hémoglobine.

walter white key ring keychain porte clés moto motorcycle street triple

Les billets les plus lus à ce jour :

Pourquoi je garde toujours mes clés de moto près de moi

Comment ne pas faire le connard à moto

Comment gérer le stress au permis moto (le billet semble très bien classé sur Google).

Where is Brian, LA web série moto de 2019

Street Triple R 50 000 kilomètres
J’ai dépassé les 50 000 bornes avec ma moto, dont + de 10 000 de road trips.

Les billets dont je suis le plus fier ?

Pourquoi je garde toujours mes clés de moto près de moi,

Le plus court chemin entre cerveau et poignée d’accélérateur,

Yakushima, petit bout d’Eden en mer,

Le jour où j’ai fait comme dans les comédies romantiques hollywoodiennes

La découverte du travail de Manuel “Brian” Vivion…

et deux ou trois ex-aequos (dont le portrait complètement névrosé d’Annick-Marie)

where is brian
Mais où est Brian ?

Les flops ?

Il y en a beaucoup trop à mon goût. Dont Easy Rider, auquel je rends pas vraiment justice. Un jour, je le réécrirai.

Et le récit de voyage d’Athènes à Delphes, tricoté avec le cœur, mais qui a fait 3 nèfles en visites depuis sa publication.

Si tu es arrivé au bout,

et que tu partages pas le même nom de famille que moi, mille mercis de me suivre.

Sache que d’ici quelques semaines je risque d’envoyer DU LOURD, avec la réalisation du projet à l’origine de ce blog.

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Espèce d’ingrat !

2 Comments

  1. Le mues, ça c’est un coup à ne plus en dormir de la nuit jusqu’à ce que le projet soit plié et qu’ils soient en vente sur la boutique du blog. Non vraiment, c’est un truc à casser la toile (en plus des internets 😉 ).
    Jolie production en tout cas Jeremy, bravo !

    1. Hey ! Merci, toi. Ça me touche. Bon, avant les mugs, je vais surtout travailler à des expériences aussi riches que les tiennes. Rdv dans à peu près 15 ans maintenant !

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