Il y a des choses qui te sembleront évidentes (karaoke ? Smiley qui roule des yeux) et d’autres beaucoup moins, je l’espère. Petite sélec perso du top des choses à faire au Japon. En attendant le spécial Tokyo !

1. Goûter les boulettes takoyaki, la glace au sésame, le thé matcha et le natto

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C’est pas cher et c’est bon.

Les takoyaki sont des beignets de poulpes saupoudrés d’une sauce avec du katsuogoshi, fins copeaux de bonite fumée, qui semblent danser sur les beignets grâce à la chaleur. On les mange d’ailleurs très chaud. C’est délicieux. Voir le coup de main des cuisiniers pour les préparer vaut son pesant de cacahuètes.

Les glaces au sésame, ça envoie du lourd, aussi, dans le genre goût inédit sous nos latitudes.

Le matcha, c’est le thé vert en poudre japonais. T’en mets quelques cuillères dans ton eau chaude et voilà. Il est aussi dans les glaces, les granita. Tu en trouveras partout au Japon. J’ai une larmichette émue en y repensant, ça me manque.

Quant au natto, il s’agit de haricots de soja fermentés que les connaisseurs évoquent avec un petit sourire entendu. C’est le remède de grand-mère jap’ qu’on se refile les premiers jours au Japon pour combattre la constipation (car la cuisine japonaise en restau a tendance à manquer de légumes).

C’est surtout un truc infâme de dégueulasserie. Goûté sur un sushi, j’ai eu l’impression de rouler des pelles à un crapaud pendant les 5 minutes qu’il m’a fallu pour mâcher et avaler tellement c’est gluant et infâme de dégueulasserie. Je sais, je l’ai dit deux fois deux phrases. Il t’en faut une troisième ou je peux aller vomir ?

glace glaçe sésame ice cream sesame japon
Glace au sésame. C’est pas cher et c’est très très bon.

2. Chanter au karaoké

Karaoke kan akasaka tokyo karaoké
La devanture du Karaoke-Kan d’Akasaka.

Oldie, but goodie. Éculé, mais tellement bon. Le karaoké, c’est le lieu de défouloir des salarymen au terme d’une longue journée, ou des jeunes qui veulent pécho leur voisine de classe. Tu as ta salle privée, une playlist longue comme les résultats Google sur « comment agrandir son pénis »*, et on te monte tes boissons. Royal.

Prix indicatif : 14 000 yens à 4 personnes pour deux heures, en comptant 8 consos, au Karaoke Kan d’Akasaka, Tokyo. Endroit vivement recommandé, en s’assurant d’avoir une cabine qui donne sur la rue. Karaoke Kan, reconnaissable à son enseigne bleue, est une franchise présente dans tout le Japon.

*Il y a 20 ans j’aurais écrit « comme le bottin », mais j’ai eu peur que les millenials saisissent pas.

A 500 partages de ce billet sur Facebook, je fais une croix sur ma dignité et je publie la vidéo où je m’époumone sur Like a Virgin.

3. Prendre un bain chaud au onsen – t’es pas allé au Japon si t’es pas allé au onsen

Le onsen, c’est le bain public, le bain chaud qui délasse. La plupart du temps non-mixte, on y entre à poils (ceci explique cela donc). En intérieur, souvent, il peut aussi être en bord de mer, et là, c’est franchement la classe.

La pratique date de temps immémoriaux. Aujourd’hui encore, de nombreux apparts au Japon disposent pas de salle de bains, on va se laver au onsen du quartier. Dans les villages, c’est l’endroit où on se met au courant des derniers potins et des progrès à l’école du petit Yoshi.

Point étiquette : après le passage par les vestiaires, en entrant dans la salle d’eau, on passe d’abord à la douche et on se lave scrupuleusement. On entre dans le bain chaud après s’être fait propre seulement, pour se délasser.

Fait dans un micro bled, dans un onsen deux fois centenaire, j’ai payé 200 yens l’entrée, 100 yens la dosette de savon, 100 yens la serviette, qui est devenue mon doudou (j’ai un côté très sentimental). L’eau était à 46°. En plein mois d’août, j’ai déjà eu de meilleures idées, mais je pouvais pas partir du Japon sans tester au moins une fois et c’était l’occasion ou jamais.

4. Aller filer à bouffer aux daims de Nara (article à lire ici)

5. Faire la grosse commission

Lixil toilettes japonaises toilettes w.c japon
Après avoir testé un nombre sensible de toilettes japonaises, je peux l’affirmer sans rougir : la marque Lixil a ma préférence. C’est le séchoir qui fait toute la différence.

Les chiottes au Japon sont l’objet de fantasmes toujours amusés de la part des néophytes. Dans mon cas, ça donnait à peu près ça :

A moins d’être extra-terrestre, ou d’avoir de graves problèmes médicaux qui t’obligent à faire tes besoins dans une poche en plastique (si tu me lis, courage et coeur avec les doigts) il y a 100% de chances que tu y passes lors de ton séjour nippon. Perso, j’ai de suite adoré. Sur le chiotte de base, tu as une commande – ou sur le mur à côté, ou sur le côté du bassin directement – avec 4/5 options principales :

  • un jet pour nettoyer ton anus
  • un jet pour nettoyer ta foufoune ou ton anus si tu te tortilles un peu
  • une commande pour choisir la puissance du jet
  • une commande pour déclencher un aspirateur pour les odeurs désagréables (et parfois un petit carillon pour masquer les bruits indiscrets !)
  • sur certains (et là c’est le top du top) une commande soufflerie pour te sécher tout ça.

Rassure-toi, il y a toujours du PQ, mais attention, il est un peu fin, car fait pour sécher délicatement ton cucul plus que pour l’essuyer.

Enfin, il y a ceux qui en pouffent de rire, et ceux qui ont testé. Les vrais savent… qu’on peut aussi trouver des wc japonais en France <3

yaourt yoghurt japon distributeur
Du yaourt à boire. Du vrai. Avec des morceaux dedans. Dans un distributeur de rue. Le bonheur.

6. Mettre 150 Yens dans un distributeur de boissons et choisir au pif le premier truc qui vient

L’un de ces plaisirs de gosse sans cesse renouvelés au Japon, à condition de faire abstraction du désastre écologique. Le milliard (à peu près, j’ai arrêté de compter à 750 389 662) de distributeurs de canettes disponible au Japon regorge de boissons inédites sous nos latitudes, voire carrément foutraques. Boisson aromatisée à l’orge, au thé vert, thé au lait, café froid ou chaud sucré ou pas sucré, soda au raisin, boisson avec des morceaux de yaourt dedans (coup de coeur)… des fois, on trouve même de l’eau. En plus, c’est donné. 130/140 yens en moyenne.

7. Randonner dans la forêt sauvage et se baigner dans le Pacifique à Yakushima (article à lire ici)

shiratani unsuikyo yakushima cedre cèdres forêt mononoke8. Flâner au rayon bouffe d’un supermarché ou department store

Des fois que tu aies pas pris la pleine mesure de l’exotisme nippon et qu’il t’en manque un peu pour être impressionné. Un petit tour vers les rayons bouffe des supermarchés suffira à t’écarquiller les yeux et te retourner le cerveau, tout en te mettant la bave aux lèvres.

Pour l’art consommé de la présentation japonaise, ou le moindre truc est emballé comme un cadeau de Noël, voire emballé une seconde fois comme un cadeau d’anniversaire.

Pour les produits de la mer aussi nombreux que variés.

Pour les plats préparés tellement mignons qu’on imagine qu’ils sont élaborés par des Hobbits en costard.

mitsukoshi shopping departement store supermarché japon tokyo
Biscuits et crackers apéritifs joliment emballés au Mitsukoshi departement store.
produits frais supermarché japonais tokyo
T’as vu la taille de ces noix de Saint-Jacques ?

Tu pourras passer facilement deux bonnes heures à la section alimentaire de Mitsukoshi Nihonbashi de Tokyo, le premier departement store du pays, l’équivalent de Harrod’s.

9. Crâmer 1000 yens dans une partie de Pachinko

D’abord, s’assurer que la salle de Pachinko dispense une aide en anglais. J’en ai trouvé un à Nara.

Le pachinko, c’est un jeu débilos entre le flipper et le bandit manchot. Avec une petite molette sur le côté, tu règles la force du ressort qui envoie bouler des petites billes au centre de la machine. Tu marques des points chaque fois qu’une bille tombe dans le petit trou tout au milieu.

Au bout de suffisamment de points, la machine s’emballe, tu as des boutons qui clignotent, il faut appuyer dessus comme un dératé pour activer un super bonus et gagner… encore plus de billes. Lesquelles peuvent ensuite être échangées contre des cadeaux ou des yens (c’est pas entièrement légal au Japon, les jeux d’argent, mais il y a une faille législative).

Une institution au Japon. Une fois que tu as compris le truc, le jeu est aussi simple qu’addictif et abrutissant. Les machines font un bruit du tonnerre. Impossible d’y rester plus d’un quart d’heure.

10. Tirer la bonne (ou mauvaise) fortune avec les omikuji

Dans les temples, dans la rue, tu trouves soit des échoppes, soit des distributeurs qui donnent des rouleaux de bonne aventure, moyennant un pièce de 100 Yens.

Ça fait un peu cher pour s’entendre dire que « ton souhait sera dur à réaliser, si tu es malade, c’est sans espoir, il ne faut pas entreprendre de voyage, c’est zob pour le job et le mariage ».

Mais c’est rigolo.

Et tu peux te débarrasser des mauvais sorts en les attachant sur une grille à proximité.

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Oh, shit. Merci, les gars, j’ai été terrifié jusqu’à ma descente de l’avion, au retour
Photos roadtrippeur au GALAXY S7. Photo de une : rien a voir avec le couscous, c’est un tanuki, par miss roadtrippeur au canon 100D

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