Nara, c’est la ville qui, j’imagine, doit doit figurer en bonne place sur tous les guides touristiques du Japon. Elle regorge de trucs super cool à visiter comme le temple Todai-ji ou le musée national. Mais avouons-le : pour les temples et les musées, il y à Kyoto et Tokyo. Et si on fait le détour par Nara, sur la route de Kyoto ou Hiroshima, c’est surtout par l’odeur du daim alléché.

Lesquels sont connus pour squatter le centre-ville en toute liberté…

Si j’étais toi, je mettrais Nara dans la même journée avec Himeji. Disons Himeji le matin (4h) et, 1h30/2h de train plus tard, Nara l’après-midi en restant dormir là-bas. Je te parle de l’hôtel en fin de billet. Et d’Himeji ici.

daim cerf sika nara cer dain din japon
Des touristes et un daim prennent leur meilleur profil à Nara.

Nara ne rime pas avec daim, c’est dommage. Oh, attends, ça marche avec cerf sika !

Oui, car en vrai ce sont pas des daims mais une espèce de cerf, le sika.

C’est au parc que tu auras le plus de chances d’en rencontrer, mais en pratique, ils essaiment depuis un bon millier d’années dans toute la ville, avec tous les pour et les contre que tu peux imaginer. D’un côté, ils sèment la zizanie dans les récoltes et menacent la bio-diversité. De l’autre, ils sont une manne à touristes, mascotte officielle de la ville et effigie de quantité de babioles en tous genres. Des gâteaux aux porte-clés en passant par les peluches, magnets, carte-postales, t-shirts, et tutti quanti…

On se croirait chez Disney. C’est du fun de 6 à 106 ans. Les touristes se font gentiment peur devant ces bestioles qui viennent avant tout gratter à manger et piaffent d’impatience en pinçant les robes et les t-shirts.

De vrais morfales. Il faut voir ces minettes prendre leurs jambes à leur cou et leur perche à selfie sous le bras devant des mini-daims 3 fois plus légers qu’elles pour le croire. Et ça marche aussi avec des grands gaillards pères de famille.

Sans aucun doute la visite la plus familiale que j’ai faite au Japon.

Maintenant parlons peu, parlons bien :

  • Leur donne rien à manger autre que les galettes vendues par les marchands ambulants, à 150 yens les 5. Tout autre chose risquerait de leur filer la colique. Ou pire.
  • Ils sont tout cools, ça veut pas dire qu’il faut laisser ton môme les traiter comme des peluches, leur foutre des coups de pieds ou brailler à tire-larigot dans leur tronche. Ils restent des animaux sauvages, et les saouler c’est s’exposer à des coups de bois – sabots – ruades dans les flancs.
  • Évite de mettre ta chemise Armani préférée ou ta robe Desigual ce jour-là si tu veux leur filer à bouffer. Ces bestioles sont assez malines, et te repèrent facilement si tu as les fameux gâteaux à la main. Un grand daim impatient hésitera pas à gentiment te poquer de la tête et vu qu’il a des bois, c’est un peu impressionnant. Si tu mets vraiment trop longtemps à son goût à lui filer son biscuit, il cherchera à te pincer. Le plus souvent il attrapera ton t-shirt. Sinon au pire, tu seras bon pour un petit bleu et une histoire à raconter en rentrant.
  • Le mieux c’est de pas paniquer. Cf la vidéo ci-dessus (j’ai bien l’air cool, hein, là-dessus, rassure-moi ?).

Amuse-toi bien… et encore une fois, hésite pas à mettre Himeji dans la journée, aussi, ça se fait sans soucis !

Entre la gare (sois sûr de prendre la sortie EAST) et le parc avec les daims (le hotspot est très exactement marqué ci-dessus) il y a une vingtaine de minutes à pieds. La longue rue toute droite qui y mène, là, tu trouveras des hôtels si besoin, dont le Fujita Nara, que je te recommande activement. Un 3 étoiles que le sens de l’accueil aux petits oignons des japonais surclasse facile en 4 étoiles, comme dans chacun des hôtels que j’ai pu faire dans le pays. En plus, il est vraiment à mi chemin de la gare et du parc.

Photo de une : Miss Roadtrippeur au Canon 100 D. Vidéo par ses soins, au Galaxy S7. L’autre est de bibi, au Galaxy S7

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