Les Lesothans sont à fond de couvertures. C’est l’une des premières choses que tu remarques. Les gens les portent indifféremment qu’il vente, qu’il pleuve ou qu’il neige, à la campagne ou à la ville – même si elle s’y fait plus rare. J’ai eu le coup de foudre pour la couverture basotho en particulier (basotho comme basotholand, ancien nom du Lesotho, lui-même tiré du peuple autochtone).

Jetée par dessus l’épaule comme un poncho ou autour de la taille (chez les femmes) elle se porte avec plus…

Deux hommes vêtus de couvertures basotho à Semonkong
Ici à Semonkong.

…ou moins de style.

A Leribe, une femme en couverture fait griller des pattes de poulet (couverture basotho)
Instantané dans une rue de Leribe avec une vendeuse à la sauvette.

La couverture basotho traditionnelle : <3

Au Lesotho les couvertures ont graduellement remplacé les peaux de bêtes au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle, lors des échanges avec les missionnaires européens (cachez ces zizis et ces tétés qui dépassent, grands dieux !)

Dans les années 1860′, le roi Moshoshoe 1er, qui s’était pas fait prier pour lâcher sa peau de léopard en faveur d’une couverture de laine (plus imperméable, plus chaude surtout, dans un pays où le point le plus bas est à 1000 m d’altitude…), demandait à passer son royaume sous protectorat anglais afin de le protéger des Boers (colons néerlandais). Après réponse positive, il aurait remercié la reine Victoria de « jeter sa couverture de protection sur le pays ».

La couverture basotho traditionnelle a depuis infusé dans toutes les couches de la société lesothane. Elle est autant un élément important de l’histoire et de la culture du pays, qu’une déclaration de style. Ses motifs (couronne anglaise en hommage à, chapeau conique emblème du pays, maïs symbole de fertilité…) et la manière de les porter sont ultra codifiés. Il y a autant de combinaisons possibles que de moments à célébrer ou déclarations à faire (naissance, mariage, passage à l’âge adulte, disponibilité pour le mariage…).

couvertures basutho basotho lesotho aranda blankets
Un rayonnage de couvertures basotho dans un magasin de Maseru.

Entre 700 et 850 rands

C’est un fabriquant sud-africain, Aranda, qui détient le monopole officiel de la couverture basotho, avec diverses collections. Victoria England rend hommage à la madame. Seanamarena célèbre la famille royale lésothane, avec un motif dominant maïs. Kharetsa est inspirée par la plante aloé en spirale qu’on trouve dans les montagnes… Chaque nouveau motif doit être approuvé par la famille royale.

Ça a une classe folle, tout ça, jusqu’à être récupéré par Louis Vuitton et consorts.

J’ai trouvé de la couverture basotho à 730 rands (+- 46 euros) dans un magasin de Maseru. Le taulier du bazar de Semonkong (photo de une) me l’a faite à 850 rands. Tu as donc une bonne fourchette de prix indicative. Pour l’anecdote, j’en ai trouvé dans un magasin de souvenirs sur le waterfront de Cape Town à… 1400 rands l’une.

Allez, c’est décidé, dès lundi, je troque mon blouson Alpinestars contre ma couverture Kharetsa pour aller au taf…

en couverture basotho lesotho sous la pluie
En couverture basotho sous le déluge, comme un guerrier.
Photos Roadtrippeur (sauf la dernière, Miss Roadtrippeur) avec un Canon 100D. Léger pimp des contrastes sur le rayonnage de couvertures.

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