A l’heure de la rédaction de cet article (2016) le Landmannalaugar comme d’autres sites touristiques islandais d’exception vont subir des travaux afin de mieux réguler l’impact du tourisme sur l’environnement. C’est que le tourisme en Islande connaît ces dernières années un boom phénoménal dépassant les 1,1 millions de visiteurs par an : 4 fois la population du pays.

Imagine, chaque année, y’a 250 millions de touristes (contre 85 aujourd’hui) qui viennent se prendre en selfie devant la tour Eiffel et bouffer leurs jambons beurre à Saint-Malo…

Enfin non, n’imagine pas, à ce moment là t’habiteras en Belgique, parce qu’il y aura tellement d’AirBnB que les loyers coûteront un bras et t’auras plus les moyens de te de te loger en France. Bref.

L’Islande est encore laaaaargement sauvage et c’est pour ça qu’on l’aime. Essayons de faire en sorte qu’elle le reste encore un peu, tu veux bien ?

Les islandais commencent à être saoulés de ramasser les merdes qu’on laisse traîner derrière nous, et de dépêcher des hélicoptères à 5000 euros de l’heure pour aller récupérer les têtes de nœuds qui ont trouvé rigolo d’aller prendre des photos sur des morceaux de banquise à la dérive.

3 conseils pour ne pas se comporter comme un connard en Islande

  1. Ne pollue pas, ne laisse pas de traces. Pitié, ne vas pas tenter d’imiter ces demeurés qui ont vu trop de pubs pour les bagnoles à la télé. En voiture ou à pieds, reste sur les chemins balisés, ne cherche pas à te rapprocher le plus possible de cette marre bouillonnante pour prendre un selfie alors que l’endroit est visiblement difficilement accessible… et que tes traces de pas mettront des années – au mieux – à s’effacer.
  2. Ne surestime pas tes capacités de baroudeur, ni ton équipement. Qui dit sauvage dit aussi dangereux voire inhospitalier, surtout en hiver. Ne vas pas te prendre pour Bear Grylls parce que t’as un allume feu acheté chez Nature & Découverte et ne vas pas te mettre en danger pour une photo mal cadrée avec ton smartphone. Réfléchis à ton autonomie en essence, ton matos (pour le camping : duvet d’hiver obligatoire même en plein juillet).
  3. Respecte toi et respecte les autres. Je mets mon petit doigt à couper que d’ici la moitié du siècle les islandais auront instauré un quota d’entrées annuel. Et ils auront raison.

Les touristes sont vraiment trop cons.

BONUS : il y a une quatrième manière de faire le connard en Islande. J’ai testé, et j’en suis pas très fier.

Photo de une : portrait d’un connard au Bain chaud du Landmannalaugar, par Y.M, avec un Galaxy NOTE 2

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